Assiettes mi-creuses en bois
« Ni trop creuse, ni trop plate — la mi-creuse est celle qu’on choisit sans réfléchir, et qu’on regrette de ne pas avoir prise en double. » (un client anonyme sur un marché)
L’assiette mi-creuse est le format le plus polyvalent de mon atelier : ni trop plate, ni trop profonde, elle s’adapte à tous les usages du quotidien.
Avec une hauteur d’environ 3,5 cm, elle convient aussi bien à un repas complet qu’à un fond de soupe, un plat en sauce, ou même une jolie coupelle de fruits pour le service. C’est souvent l’assiette qu’on adopte pour un usage quotidien sans y réfléchir, celle qui convient à peu près à tout ce qu’on y met.
Chaque pièce est tournée à la main dans mon atelier en Ariège, dans des essences de bois dur (frêne, érable, hêtre, fruitiers), avec une finition à l’huile de colza biologique — aucun collage, c’est du bois massif d’une seule pièce.
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Toutes les pièces de cette page sont vendues — ce sont des créations uniques, jamais reproduites à l'identique. Les articles actuellement disponibles sont affichés en premier, dès la première page.
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Une pièce unique, comme le bois
Chaque mi-creuse est tournée dans une seule pièce de bois massif, ce qui veut dire qu’aucune n’est parfaitement identique à une autre : le veinage, les nuances de couleur, parfois une petite singularité du bois, font de chaque assiette un objet à part entière plutôt qu’un exemplaire produit en série.
La beauté née du geste
Sur une forme mi-creuse, le veinage du bois suit la courbe légère du fond et remonte doucement vers le bord — un jeu de lignes que seul le tournage permet de révéler ainsi. Contrairement à une pièce plate, où le dessin du bois reste presque figé, la géométrie arrondie de cette assiette capte la lumière différemment selon l’angle : le grain semble bouger avec le regard. Chaque essence a sa personnalité — le frêne joue sur des veines marquées et contrastées, l’érable reste plus doux et régulier, les fruitiers (noyer, merisier, cerisier) apportent des teintes chaudes.
De la bille de bois à l’assiette
Tout commence par le choix d’une pièce de bois brute, sélectionnée pour son veinage et sa stabilité. Fixée sur le tour, elle est d’abord dégrossie pour lui donner sa silhouette générale, puis elle est retournée pour le creusage. Le ponçage affine ensuite chaque courbe. Vient alors une étape fastidieuse, mais essentielle : je mouille puis ponce l’assiette à plusieurs reprises. Mouiller le bois fait lever les fibres — il devient tout rugueux au toucher — et poncer permet de couper ces fibres, pour obtenir une surface enfin parfaitement douce. C’est une étape primordiale pour une assiette destinée à être imbibée d’eau au lavage. Enfin, la récompense de la finition : plusieurs couches d’huile de colza biologique font ressortir le veinage du bois et révèlent toute sa beauté — la récompense de l’artisan.